Plantes et Humains

Tout d’abord, il faut savoir que la vision humaine et les plantes perçoivent la lumière différemment.

L’œil humain utilise des photorécepteurs particuliers pour caractériser la lumière en intensité et en couleur. Ces photorécepteurs sont très sensibles aux longueurs d’ondes vertes et beaucoup moins aux longueurs d’onde bleues et rouges. Par conséquent, le modèle des lumens a été développé pour des applications lumineuses à visée humaine (route, quartiers résidentiels, bureaux, etc). Ainsi, le nombre de lumens nous indique la quantité de lumière rapportée à la sensitivité de l’œil humain en fonction des différentes longueurs d’ondes. Le lux (lumen/m²) est la mesure d’intensité utilisée pour caractériser le nombre de lumens répartis sur une surface de 1 m².

Contrairement à l’œil humain, les plantes utilisent toutes les longueurs d’onde comprises entre 400 et 700 nm pour la photosynthèse. C’est le modèle PAR, Rayonnement Photosynthétiquement Actif, qui est utilisé pour les applications horticoles.

Les plantes étant plus sensibles au bleu et au rouge, les mesures en lumens et lux ne doivent en aucun cas être utilisées pour caractériser une lumière naturelle ou artificielle dans le domaine de la serre.
De plus, l’effet de chaque type de lumière sur les végétaux est un sujet complexe qui fera l’objet d’un prochain article.